Le 14 juillet en France

Le 14 Juillet ? c'est quoi au juste, voici quelques explications destinées à ceux qui ne savent pas encore.


Dans l'Histoire de la France, voici des explications sur le 14 juillet que nous fêtons chaque année dans la joie et la bonne humeur, dans toutes les villes, les villages et les bourgs les plus petits.

Il s'agit d'une période terriblement sanglante mais très importante : La révolution française.

Le 5 mai 1789, les états généraux se sont réunis à Versailles.

Les députés qui sont élus par le Tiers Etat déclarent que l'on doit supprimer la royauté et établir une constitution.
 
Le roi Louis XVI qui est soutenu par les députés du Clergé et de la Noblesse, refuse.

Les députés du Tiers État jurent de ne pas se séparer avant d'avoir transformé le gouvernement le 20 juin 1789 en faisant un serment, celui du Jeu de Paume.

Le principal député du Tiers État de ce moment est Mirabeau.

Lors d'une réunion importante, c'est lui qui crie alors qu'on veut le sortir de l'assemblée : "Nous ne sortirons d'ici que par la force des baïonnettes."

Le roi cède à une terrible pression et il permet aux députés de faire une constitution.

Les États Généraux prennent le nom d'Assemblée constituante.

Mais Louis XVI regrette vite d'avoir cédé. Il réunit ses troupes près de Versailles et donne l'ordre de renvoyer l'Assemblée par la force,

Les députés du Tiers État appellent les bourgeois et les artisans parisiens pour soutenir l'Assemblée. Mais sans arme ils ne peuvent pas grand chose alors ils essaient de s'en procurer, pour cela il leur faut prendre possession des armes stockées dans la forteresse royale de Paris qui est la Bastille.

Le 14 juillet 1789 des milliers de parisiens se rassemblent devant la Bastille où on leur refuse l'accès. De fureur ils attaquent la Bastille et la prenne de force.

Le 14 Juillet donc, après la prise de cette prise de la Bastille, enfin armés, les bourgeois, les artisans et les paysans ont les moyens de se révolter dans toutes les régions de France contre les seigneurs.
On brûle des châteaux, on pille, on tue.

L'Assemblée constituante prépare la constitution au mois d'août 1789.

Les 4 et 5 Août, elle supprime les privilèges du Clergé et de la Noblesse
 LES FRANCAIS SONT ENFIN DECLARES EGAUX DE DROIT

L'Assemblée vote la Déclaration des Droits de l'Homme presque un mois plus tard. Cette déclaration atteste que les Français sont égaux et qu'ils sont des hommes libres, désormais ce sont eux qui choisiront leur gouvernement.

Louis XVI veut toujours annuler l'Assemblée. Il échoue dans sa tentative et le 5 octobre 1789 les Parisiens affamés et révoltés, envahissent de force le château de Versailles. Il obligent le roi à revenir sur Paris et la foule hurle :

 "Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron", c'est-à-dire : Le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette et le dauphin qui normalement devrait devenir Louis XVII.  

 

Louis XVI doit alors s'installer au palais des Tuileries.


Ce que nous fêtons le 14 juillet chaque année, C'est bien le début de la révolution française et la prise de la Bastille.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen date du 26 août 1789

Article 1 - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Ceci a été établi afin de nous rappeler les droits et les devoirs de tous, dans notre pays.

Tout citoyen Français a droit au respect à la sécurité et au bonheur.

Hélas, encore à notre époque, il nous faut souvent nous démener pour faire valoir nos droits.

Nous vous souhaitons une belle fête du 14 Juillet 2009

         

 

Dernière mise à jour de cette page le 29/07/2009

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